Techniques de liberté émotionnelle - EFT

Techniques de liberté émotionnelle - EFT

Travailler avec une photo (dans le cadre d'une problématique de poids)

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« J’ai un problème d’obésité, depuis 2005 ».
« J’ai fait des régimes toute ma vie, mais là, je n’arrive plus à perdre un gramme »
« Quand j’arrive à quelque chose, j’arrête tout »

C’est ainsi que Anne-Laure (c’est le prénom que nous lui donnerons), 58 ans, énonce « son » problème lorsqu’elle vient me voir .
Elle pose aussitôt un objectif en 2 temps : d’abord revenir à « un poids à 2 chiffres » (elle en est à 106 kgs) puis atteindre son « poids idéal, 76 kgs ».

Elle a découvert l’EFT en inscrivant « maigrir » sur internet et a déjà commencé à tapoter sur elle, notamment à l’aide d’un DVD qui l’a réconfortée et lui a permis de prendre quelques distances avec « son » problème. Elle sent qu’elle a besoin d’être accompagnée pour aller plus loin.

En quelques minutes, elle résume une vie à lutter contre une situation bloquée, avec
« la peur de pas y arriver » et « son envie de manger », ces périodes à broyer du noir où « on a mangé, mangé… » (« on », car Anne-Laure a maintenant dans sa vie un mari aimant pour l’accompagner. Il a même pris des kgs avec elle…).

Son histoire, livrée en quelques minutes, tourne autour de la relation à sa mère. « Je suis la 16ème de 16 enfants vivants », « Je n’ai jamais pu faire ce que je voulais avec ma mère », « La seule chose qu’elle nous a donnée, c’est de la nourriture », « pas d’affection », « on n’était que des numéros », « Il fallait bosser, ne rien demander », « Elle m’a fait arrêter l’école, elle ne voulait que l’argent »…quelques images précises, des souvenirs avec sa honte, sa tristesse, le manque d’amour qui a construit son enfance, sa révolte intérieure… « Je me suis mariée pour partir de chez moi »

Progressivement, elle dit son dégoût pour cette femme qui était grosse, « pas soignée », « pas très propre », « une mère souillon » et évoque même une scène précise dont le souvenir tactile, les odeurs sont encore présentes, une odeur surtout (elle avait environ 8 ans).

Sans entrer dans tous les aspects abordés (et tapotés) au cours de cette séance, on avait touché là le noyau important, qui obturait tout le reste. « On est tous gros comme elle » et on tapote maintenant sur cette ressemblance insupportable , cette « obésité morbide ».
A ma question sur le physique de son père, elle semble surprise et dit très vite : « Non, lui il était sec » (Petit silence derrière son regard, on ira creuser plus tard). Déjà, on peut faire « couler » la croyance profondément inscrite qu’elle ne peut pas être autrement, qu’elle est forcément « programmée » comme ses frères et sœurs, juste par « les gênes de sa mère », son « seul héritage ».

Je lui demande si elle a des photos de sa mère (aujourd’hui décédée) et si elle veut bien en choisir 1 ou 2 pour notre prochaine séance.
Lorsqu’elle revient avec 2 photos dans son sac, je sens bien que quelque chose s’est passé : elle a rencontré une autre image, celle qu’elle n’avait pas vue, pas pu voir avant. Et ensemble nous avons posé les yeux sur cette réalité, nous l’avons tissée dans son système énergétique, en tapotant. Anne-Laure a choisi une photo où elle est assise sur un fauteuil, sa mère debout à ses côtés. Juste elles deux. Elle me précise que c’était un épisode de sa vie où elle faisait de la dépression. Elle a 27 ans

Ce jour-là, une barrière s’est dissoute (voir ci-après ce que Anne-Laure en dit) et nous avons ensuite pu aller à la rencontre d’autres aspects qui alimentaient sa souffrance, jusqu’à sa peur de lire les grammes sur la balance et pourtant cette obsession, cet acharnement à y monter (parfois jusqu’à 2 fois par jour !).

J’ai vu Anne-Laure 4 fois au mois de juin, puis 1 fois à la fin du mois d’août. Elle n’avait pas encore perdu de poids mais vivait une phase d’acceptation : elle avait pu se mettre en maillot de bain et s’allonger sur la plage, sans les peurs qui l’habitaient avant, jusqu’à celle de ne pas pouvoir se relever. Une autre victoire aussi : elle avait reçu sa famille plusieurs jours en juillet(enfants, petits-enfants), elle avait mangé normalement avec eux et n’avait pas pris de poids. D’autres aspects sont remontés ce jour-là, avec une culpabilité d’avoir transmis « tout ça » à ses enfants.


Aujourd’hui, 3 mois après, Anne-Laure m’écrit ceci :

« J'avoue qu'aucune journée ne s'est passée sans une pensée EFT, même sans tapoter ; EFT ne m'a plus quittée depuis que je l'ai pratiqué avec vous. … Le travail sur photo, c’est cette partie qui me ramène à EFT. Quelle réussite cette réconciliation avec MAMAN !
Je pense à ces fabuleux moments où j'ai tant pleuré, submergée par l'émotion de tous ces souvenirs qui me faisaient souffrir, et au gré des tappings j'ai redécouvert que je m'étais forgé une barrière sur des choses bien précises.

Ma relation à ma mère a été la plus troublante car au gré de ces tappings les choses que l'on pense si évidente deviennent moins sûres. On découvre qu’on a peut-être durci le souvenir, par déception. Mais en fait, j'en ai voulu à ma mère alors qu'elle a juste fait ce qu'elle pouvait et là, je vous redis ma gratitude pour m'avoir fait traverser ces souvenirs en tapotant avec moi jusqu'à me faire redécouvrir des évidences que vous aviez bien sûr comprises avant que je ne les redécouvre ; et là j'ai vécu la minute miraculeuse.

Vous m'avez beaucoup vu en larmes, mais combien d 'émotions négatives s'en sont allées en tapotant, juste en tapotant en ayant sous les yeux une photo de maman avec moi : j'ai accepté de voir qu'elle me regardait avec amour !

Voilà, Johanne, tout le bien que vous m'avez procuré au gré de mes séances avec vous.
[…]

Oui, j'ai perdu un peu de poids, oh pas énorme : 3 kgs 500 c'est mieux que rien mais j'ai récupère une vrai sérénité et je vais bien.
»

*******

Anne-Laure peut maintenant aller plus loin. Au cours de notre échange, elle glisse : « Je suis toujours en lutte contre mes kilos… » « Je persévère avec l’EFT, et ça me va bien. »
Elle connaît bien l’EFT maintenant, aussi lui ai-je suggéré ceci :

« Tiens, puisque vous voilà à nouveau à tapoter, juste quelques directions de tap tap:

"Même si je ne sais pas exister autrement qu'en luttant contre mes kgs..., je m'accepte sans me juger"
et qqes variantes pour des rondes:
...j'ai tellement l'habitude
...je pense toujours à mes kgs.
...je me demande si je pourrais vivre sans y penser
...quand je lutte contre mes kgs, au moins je fais quelque chose pour moi.


"Et si, même si j'ai tous ces kgs, je pouvais arrêter de me sentir en lutte ... "
et quelque part, vous pourriez peut-être "imaginer" ce que serait votre vie sans cette pensée constante et passer ces "possibles envisageables" dans une ronde...
"Même si, sans tous ces kgs, je ne serai peut-être plus moi-même, je ... "

Car le problème ici est sans doute plus la lutte que les kgs… »

Anne-Laure s’est tout de suite sentie concernée.
Sa réponse :
« Que serais-je sans ce problème de poids ? sur quoi pourrai-je me focaliser ? ça paraît énorme pour moi qui voudrai tellement maigrir d'écrire ce genre de choses et pourtant voilà une question judicieuse. »


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juste oublié de préciser mes coordonnées (qui sont aussi sur l'annuaire de praticien): Johanne DESTEREL (AGEN -47)
tel 05 53 68 09 00
mail jod470@orange.fr

Dernière modification le 05-12-2008 à 10:32:28

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